Matières à tresser

De nombreuses fibres peuvent être tressées. Il leur suffit pour cela de rassembler les qualités recherchées par ceux qui les utiliseront. Selon l’usage prévu, cette donnée peut varier sensiblement.

Cependant la souplesse, la régularité et la solidité du brin seront privilégiées, sans négliger pour autant d’autres caractéristiques telles que sa longueur, sa texture (molle ou ferme), ainsi que son aspect brut (avec l’écorce) et nu (écorcé).

Ainsi, la nature offre t-elle un vaste réservoir de végétaux aux tresseurs de tout poil, tandis que le vannier sélectionne depuis toujours les variétés de bois les plus adaptées à sa demande.

Ici l’osier (saule cultivé pour la vannerie), la ronce, le noisetier, la clématite, la bourdaine ou le châtaignier…, là le rotin (liane exotique calibrée), le jonc ou la canne, la paille de seigle ou de molinie, le raphia… pour les plus courants.

Toutes ces fibres aiment l’eau qui accompagne leur cycle de vie et jusqu’à leur transformation par les mains des hommes. Elles seront de préférence mises à sécher après cueillette pour être utilisées d’une année sur l’autre après trempage.

Le tressage « en frais », étant plus difficile à gérer car nécessitant un resserrement suite à la rétractation due au séchage des brins tressés.

Pour nos ateliers, le choix du rotin est délibéré :

C’est une fibre végétale déjà « prête à l’emploi », d’une longueur moyenne d’environ 3 mètres, déjà écorcée et calibrée.

Sa souplesse permet de se muscler les doigts en douceur, et sa facilité d’usage (transport, trempage) convient à une pratique morcelée, contrairement à l’osier qui, une fois humidifié, doit être travaillé dans les deux jours.

Par ailleurs, sa large gamme de couleurs et sa légèreté en font un matériau de choix pour l’expression créative de chacun.

 

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